lundi 1 mars 2010

Still alive and well

Lately I have been so busy wrting that I had no time for blogging, save to comment on other blogsites.  I have been churning out short texts for a French creative writing group that I attend at the McGill Institute for Learning in Retirement.  I have posted 6 of them on this blog, one, Maxville, I translated before posting it, the others are in their original format and language.
The session will be over in three weeks and will be able to resume being my usual annoying self.
BTW I was bold enough to post a 7th one on poor MoR's site...he is still pondering it.  It was on cosmogony and I figured it fit nicely in his current debate.

jeudi 11 février 2010

Satire politique

Just figured I'd have some fun, breaking sugar on the back of our municipal politicians.  One or two things may be impossible to translate automatically...sorry.
La transparence
Paul Costopoulos, mardi, 9 février 2010
Mme Ella Labine, nouvelle mairesse de St-Éloigné-de-la Grande-Plaine,  avait promis, si la population l’honorait de sa confiance, d’introduire la transparence dans les affaires municipales.  On ne savait trop la signification du mot, mais Mme Labine était pesante, à plus d’un titre, et on l’avait élu, par prudence.  Ce soir là, première réunion du nouveau conseil; tout le village, 80 âmes, sans compter les femmes et les enfants, y était.
Le chroniqueur municipal du journal local, La Commère Hebdo,  M. Geai  Lenezfourrépartout, s’était procuré un beau stylo tout neuf et un bloc-notes sans symboles politiques.  Par la porte arrière de la salle paroissiale, le conseil entra comme en procession, après tout la salle c’était aussi le lieu du culte et ils sortaient de la sacristie. 
Mme la mairesse prit la parole : «Mes chers concitoyens, comme vous le savez notre beau village connaît une situation dramatique.  Lors de la dernière squall[1], notre corde à virer le vent s’est rompue.  Vu la force des vents dans la région, de toute urgence, y faut la remplacer.  À souère on va regarder les soumissions, pis on va décider ensemble, icitte, devant vous autres.»  Là-dessus elle frappa de son maillet sur sa table pour faire taire les autres dans la salle.
Trois soumissions avaient été déposées.  La compagnie Un Brin de Folie, la firme Vire-à-l’Envers et  le Groupe J’Peux-Tout.   Si les deux premiers soumissionnaires étaient bien connus, le troisième, inconnu, suscitait la méfiance.  Des six conseillers, trois favorisaient Un brin de Folie et trois optaient pour Vire-à-l’Envers.  De part et d’autre, le financement de leurs campagnes, sans l’avouer publiquement,  pesait lourd dans la balance.
Après plusieurs votes nuls, Mme Labine toute débinée à l’idée de trancher par son vote, demanda : «C’est quoi  là le problème?»  Dans la salle, le père Jean Névudautres, leva la main.  On lui donna la parole : « Mame le maire, le problème, c’est la transparence.  C’est ben beau là vot’affaire, mais vous vouyez ben qu’ça mène à rien.  Demandez  don  un vote secret, les peureux pis les  quêteux auront pu peur pis on va aboutir, cré yé.»
Devant la sagesse, la profondeur de ces remarques et le respect dû au doyen de la paroisse,  Mme la mairesse demanda au greffier de préparer le vote.  Il consulta le code municipal, s’assura d’avoir les formulaires idoines… et l’on procéda.  Après dépouillement du scrutin, il se leva et annonça solennellement :
 «  Un Brin de Folie, une voix, Vire-à-l’Envers, une voix, J’Peux-Tout, quatre voix».
Un murmure parcourut la salle.  Mme la mairesse alloua le contrat à J’Peux-Tout et demanda s’il y avait un représentant de l’entreprise dans la salle?  Toutes les têtes se tournèrent.  À leur immense surprise, ils virent, tout souriant, se lever Yé Fu, le fils du buandier chinois du village.


[1] Squall: tempête de vent, terme marin.

dimanche 7 février 2010

About integration.

L’Importé

(Paul Costopoulos, mardi, 26 janvier 2010)
Les espoirs de 1945 étaient, pour la première fois, regroupés dans la salle d’étude d’Éléments-Syntaxe-Méthode.  Le supérieur du collège leur souhaitait la bienvenue soulignant leur chance d’avoir été choisis parmi les fils de la classe ouvrière pour appartenir aux élites de demain.  Fondé en 1933, le collège avait pour mission de donner accès aux fils de familles moins fortunées au cours classique  porte d’entrée privilégiée des hautes sphères intellectuelles, sociales, religieuses et politiques (le monde des affaires? Pas dans le portrait).
Étrennant ces bancs et les réchauffant pour les trois prochaines années, cent un garçons avaient hâte qu’il finisse pour aller explorer ce nouvel univers.  Tous, sauf trois, provenaient de familles supposément pure-laine.  Ces trois avaient une mère canadienne-française (c’est comme ça qu’on disait dans le temps) mais des pères immigrants syrien, ukrainien et grec.  Un quatrième ne s’en vantait pas mais son nom français cachait une mère américaine et une langue maternelle anglaise; il se fondait donc dans la masse.
Bientôt le racisme montra le bout de son nez.  Tout d’abord, on les ignora ces trois importés.  Puis des petites remarques du genre : « D’où tu viens? »  Plus subtile encore : « Quand tu retournes chez-vous? »  Un peu plus agressif : « Ton père vole les jobs de nos pères! »  Un jour, à la cafétéria, le grec demande qu’on lui passe le sucre, S.V.P., avec un air de dédain, son vis-à-vis, R.V., lui dit : « J’ai pas à passer le sucre à un maudit grec comme toé ».  Avec une agilité et une énergie qu’il s’ignorait, en une fraction de seconde, le 
« maudit grec » avait sauté par-dessus la table et tenait le pure-laine à la gorge.  Il fallut six paires de mains et un professeur pour lui faire lâcher la boule de laine affalée inconsciente sur le plancher.
Explications fournies, enquête complétée, R.V. eût une retenue de deux heures le jeudi suivant, le grec fut sérieusement averti de ne plus recommencer.  Il s’en suivit une trêve, mais pas la paix.  Les succès du grec faisaient grincer des dents et la place qu’il prenait dans les activités extracurriculaires portait ombrage à ceux qui se croyaient, du droit du premier occupant, seuls à devoir accéder aux responsabilités d’organisation.  Un jour, un de ses rares alliés l’avisa qu’un groupe se préparait à le mettre à sa place le mardi midi suivant.  Mardi et jeudi après-midi, congé, les gars s’attardaient souvent autour du collège.  Ce mardi matin, le grec remit au supérieur du collège une enveloppe cachetée.  Il mit le supérieur au courant de ce qui se préparait et lui demanda, s’il lui arrivait quelque chose d’ouvrir la lettre, sinon qu’il la détruise.
Ce midi-là, près de l’église St-Alphonse, le grec se trouva cerné par une quinzaine de gars, dont le syrien, sans se démonter il leur laissa savoir qu’une enveloppe contenant tous leurs noms étaient entre les mains du supérieur et il leur dit : « Maintenant faites ce que vous voudrez, moi, je ne bouge pas ».  À ce moment précis, un hasard?, un prof passa par là et demanda si tout allait bien.  Le groupe se dispersa aussitôt.  Pour le reste de son cours, le grec, s’il ne fut pas universellement aimé fut, à tout le moins, craint et respecté.

dimanche 24 janvier 2010

Climate change

So there have been some errors in the computer models predicting the evolution of climate change.  It will not be as swift as previously believed...but it will nevertheless be.  Of course the negationists are very happy and the believers are confused.  We are all suspended to the lips of a few pundits both pros and cons.  We are mesmerized by computer gimmicks that most of us can not understand and they have become our modern bible and oracles.
Empirical knowledge and life experience are no longer sufficient we have to be confirmed by a stupid machine that gives us back only what we put into it and, as many technicians often told me, garbage in, garbage out.  But, over my own life span, I have witnessed some changes: warmer winters, somewhat longer springs and autumns and cooler summers at times.  All in all mean temperatures are a bit higher ( by 1 or 1.5 degrees Celsius).  That is not said by a computer but by adding machines in meteorological observatories.
Canada's northern buildings and Inuit villages are sinking into the thawing permafrost, bangladesh is being washed away by melting glacier floodwaters, several Pacific Island countries are shrinking because of rising ocean levels or such as Vanuatu, I believe, surrounding themselves  with huge concrete platforms to maintain themselves above the sea,
But no, that is all propaganda from the green industries to garnish their coffers by selling to gullible folks and sink the petroleum industry.

samedi 16 janvier 2010

Une légende inventée

Une légende inventée

LA LÉGENDE DU COLIBRI

Paul Costopoulos

Le sculpteur André Sandel accompagne une sculpture exposée au Parc des Trois Bérets, à St-Jean-Port-Joli, de la légende suivante:

«Un Colibri pourchassé par 20 000 maringouins cherchait un endroit où se réfugier. Il vit un camp démoustiqué habité par des fées nudistes. L'une d'elles l'aperçut et le prit sous son aile pour le protéger. »

M. Sandel a été mal informé, sauf le respect que je lui dois.

Permettez-moi de vous raconter la véritable histoire. Je la tiens de source sûre.

Un soir, au bout du quai de St-Jean-Port-Joli, le Nordet me l'a apprise. Le personnage n'est pas une fée nudiste mais plutôt un Elfe. Or le vent s'y connaît en Elfe car ce sont ses enfants.

Vous vous souvenez du Seigneur des Anneaux? Tolkien n'a rien inventé, il a simplement pris la dictée de Nordet, ce même Nordet du bout du quai, face à la mer. L'action débute quand finit celle de Tolkien.

Imaginez un peu la scène: l'Anneau est détruit, Sauron totalement écrasé et la paix, pour toujours, s'installe dans la Terre du Milieu. La Coalition de l'Anneau triomphante peut se dissoudre et chacun rentrer chez soi. .Les hommes de Mordor retrouveront leurs champs et leurs troupeaux et pourront continuer à chasser en toute tranquillité. Les majestueux Dendres .... nous y reviendrons plus tard.

Frodon et ses Hobbits retournent dans leur village et peuvent recommencer à vivre et à. se reproduire joyeusement dans leurs coquettes chaumières. Gandalf disparaît sur son cheval blanc et Galadriel regroupe ses Elfes. La troupe céleste et aérienne doit parcourir un long chemin pour arriver chez elle dans les lointains fjords de Norvège. Heureusement, souvenez-vous, ils sont fils du vent, le souffle créateur, donc légers et aériens. Ils peuvent se dématérialiser et se déplacer par la voie des airs comme un courant d'air. Vous comprendrez que leur voyage de retour se fit en un souffle. À leur arrivée, leurs cousins les Trolls leur apprirent qu'il se passait de drôles de choses chez les Ases; ces dieux guerriers se prélassaient dans Ies grottes de Fingall en écoutant la musique d'un certain Edvard Griegg, musique composée expressément pour eux. Imaginez l'émoi de la troupe.

La nuit tombait et ils s'approchèrent des grottes. Une musique grave et mélancolique s'en échappait avec des accents que seuls les compositeurs scandinaves savent créer. Tout à coup la musique s'emballe, une suite de danses norvégiennes arrive portée par le Vent. Leurs pieds ailés n'y tiennent plus et ils se lancent dans une. longue farandole aérienne. Ce soir là les Elfes se laissèrent aller aux plus folles figures de danse et leur exaltation atteignit un comble. Or, à l'instar de Rudolph, les Elfes deviennent lumineux dans les moments de grands émois. Leurs pieds scintillèrent de rouges et de blancs, de verts, de bleus, de jaunes, plus éclatants les uns que les autres. Leurs arabesques décrivaient, dans le ciel, d'immenses méandres  lumineux et phosphorescents. Les hommes sidérés y voyaient l'œuvre des dieux et se taisaient, recueillis et admiratifs ... un peu craintifs aussi.     
Lors d'un passage de la farandole au-dessus du St-Laurent, notre héros aperçut un Colibri poursuivi par une nuée de maringouins. Pas 20 000 comme le prétend M. Sandel. Non, dans le bas du fleuve, comme les bleuets du lac St-Jean, les moustiques sont très gros, 20 suffisent pour mettre en péril un minuscule colibri. Le demi-dieu s'en émut et décida de voler à son secours. De son puissant souffle il dispersa les poursuivants; il chercha ensuite un endroit sûr pour son protégé.

À ce· moment là, il vit un groupe de Magnifiques Dendres, leurs longs doigts de pied solidement plantés dans le sol et leurs splendides bras feuillus enserrant tout un peuple d'oiseaux, pendant qu'ils continuaient leurs graves et bruissantes conversations. Notre héros se dit: "Tiens voici un lieu magnifique pour mon colibri" ... et il y posa l'oiseau.

Mais avant de rejoindre ses joyeux compagnons, il laissa une onde de mémoire sur les lieux. Onde qu'un être sensible, comme un artiste, pourrait, un jour, capter. Voilà comment, en 2003, Paul Sandel capta l'onde et l'interpréta dans la statue du parc des Trois Bérets. Le temps avait peut-être un peu brouillé la réception, mais mon Nordet, ce soir là, a rétabli les faits.

mercredi 30 décembre 2009

Once more!

Well he did it again.  Our Prime Minister Stephen Harper in hot water and deep doodoo over the torture of Afghan prisoners and Copenhagen has gone to the Governor General and got leave to shut down the legislature. Thus everything dies on the Agenda and he is free to rule as he pleases.  The Commons were to reconvene on January 25, instead a new Speech from the Throne will be delivered March 3 and a new budget March 4.
Currently the surveys are favorable to the Conservatives, not in majority territory still, but likely to produce a slitghtly better minority.  With the Liberals in disarray, the Bloc Québécois losing some grab in Québec and a freshly  Conservatives packed Senate, expect a wave of conservative senators nominations in the coming weeks, Harper may end up getting what he wants on harsher criminal laws, scuttling the gun registry and doing nothing climate wise.
Wanna bet on a spring election?

lundi 21 décembre 2009

Shame on canada

Deux fois, en 1775 et en 1812, les États Unis ont envahi le Canada, sans succès.  En 1837, les Fils de la Liberté et Louis-Joseph Papineau, le héros de nos souverainistes et de nos Jeunes Patriotes, souhaitaient l'annexion aux États Unis et la création d'un état continental unilingue anglais.  Encore un échec.
En 1912, Sir Wilfrid Laurier premier ministre du Canada voulait un traité de réciprocité dans le commerce entre les deux pays.  Il a fallu attendre Brian Mulroney pour arriver au traité de libre échange  qui a livré notre commerce et notre industrie aux États Unis.  Cela fonctionne quand c'est à l'avantage des États Unis pas dans le cas contraire; on l'a vu dans l'affaire du bois d'oeuvre (building lumber).
Jean Chrétien nous a liés à la guerre en Afghanistan et, en 2009, à Copenhague, Stephen Harper a remis notre politique énergétique et climatique entre les mains de nos voisins du sud.  Nous sommes devenus le 51e état des États Unis, un état plus docile que la Californie et sous la tutelle des pétrolières albertaines.
Pour la première fois de ma vie, j'ai honte de mon pays.