Le Québec avance joyeusement vers l'arrière comme diraient nos chauffeurs d'autobus. En 1960, quand les Libéraux de Jean Lesage ont pris le pouvoir, ils ont déclenché une vaste enquête sur l'administration des gouvernements de l'Union Nationale des 20 dernières années. Vous souvenez-vous de la puanteur qui nous avait envahis?
Mémoire olfactive peut-être mais je sens la même odeur, aujourd'hui, émanant tant de Québec que d'Ottawa. Pas un jour ne se passe sans quelque nouvelle révélation sur un politicien ou sur son entourage. Aucun parti n'est à l'abri car ils habitent tous des maisons de verre et l'on voit les squelettes dans les placards.
Les seuls qui ne semblent pas atteints de la lèpre, le NPD à Ottawa et Québec Solidaire au Québec, comme par hasard, n'ont aucune chance de prendre le pouvoir. Les corrupteurs s'en désintéressent donc. Si le peuple décidait, tout à coup, aux prochaines élections, de donner un grand coup de balai et de voter pour ces deux partis? Peu probable, mais on peut rêver d'un blanc chevalier qui viendrait à notre secours et sauverait notre pauvre et immorale démocratie.
vendredi 7 mai 2010
mardi 27 avril 2010
Crazy weather
lundi 19 avril 2010
Fresh air please
Tonight, I should not be writing since I'm tired and fed up with all the goings on in our neck of the woods and elsewhere. Is there some place somewhere not corrupted to the bone? A place where competent people can get a job without being suspected of being cronies of so and so or of a political party of whatever srtipes?
These days I feel that we have all become quite jaded and disillusioned by our so called leaders regardless of where we live.
Have a look around: Harper is up to his neck in shady business within his governement, so is Jean Charest in Québec; Obama is somehow a diappointment with his half baked health reform and his foreign policy; George Brown in England had to sanction his people about their expenses and we will not even mention Silvio.
Karzai, the man our young ones are dying for is flirting with the Talibans and their drug money.
Heck! Should we call in Ahmadinejad or Khadafy, at least they are honest about their ruthlessness?
I did not mention France, the rest of Europe, Africa and Asia, my computer would have crashed.
These days I feel that we have all become quite jaded and disillusioned by our so called leaders regardless of where we live.
Have a look around: Harper is up to his neck in shady business within his governement, so is Jean Charest in Québec; Obama is somehow a diappointment with his half baked health reform and his foreign policy; George Brown in England had to sanction his people about their expenses and we will not even mention Silvio.
Karzai, the man our young ones are dying for is flirting with the Talibans and their drug money.
Heck! Should we call in Ahmadinejad or Khadafy, at least they are honest about their ruthlessness?
I did not mention France, the rest of Europe, Africa and Asia, my computer would have crashed.
dimanche 4 avril 2010
Upside down
Been so busy lately commenting all over the place and writing short pieces for our litterary group over at M.I.L.R. that I have somewhat neglected my very own blog. Maybe to the relief of my few readers.
I was also outside some since we have one of the earliest spring thar I can recall. With 27C yesterday all the Greater Montreal population was basking in the sun and even barbecueing and gardening and coloring easter eggs on the patio. Here you have my daughter in law and my grandchildren at work.
I was also outside some since we have one of the earliest spring thar I can recall. With 27C yesterday all the Greater Montreal population was basking in the sun and even barbecueing and gardening and coloring easter eggs on the patio. Here you have my daughter in law and my grandchildren at work.
Extracting pesky dandelions, unfortunately not for salad purposes, starring Ariane (4) and her aunties Nadine (Standing) and Nadia.
As you can see, while the West coast was shivering, watching the waves and the electric lines, over here we were quite comfy. Temperatures hovered 15 degrees above average and no snow on the ground whereas last year we still had 4 or 5 inches in our backyard.
Today is cooler and we should have showers most of next week according the weather channel.
jeudi 18 mars 2010
Diableries
Diable!!!!
«The devil is in the details» aiment dire nos amis anglais. (Bon, j’ai, déjà, en accolant «ami» et «anglais» mis un Québécois sur trois en beau diable). En ces temps de mondialisation et de globalité, tout le monde regarde des ensembles, des touts, plus personne ne se soucie des détails. Voilà bien pourquoi le diable semble avoir disparu du paysage.
C’est diablement commode pour nos consciences facilement culpabilisées de victimes de nos diverses religions. Pourtant, point n’est nécessaire d’«aller au diable vauvert, au diable vert» comme on dit ici, pour trouver des traces de Béelzebuth. Nous vivons à un «train d’enfer» et nous «envoyons au diable» ceux dont nous ne sommes pas contents.
D’un repas particulièrement savoureux nous dirons : «c’était bon en diable». Pensez à l’Harpagon des Fourberies de Scapin de Molière gémissant, en parlant de son fils : « mais que diable allait-il faire dans cette galère?» Nous parlons des «diableries » de nos chers anges et de leurs copains, nous ornons nos temples de symboles démoniaques, de gorgones et autres manifestations méphistophéliques, mais nous clamons haut et fort : «Le diable n’est plus.»
Comme pour nos chers petits, c’est peut-être quand on ne les entend pas qu’il faut le plus aller voir ce qu’il se passe?
Paul Costopoulos, mercredi, 10 mars 2010
Fidélité?
Transfuges et vire-capots
La présentation de Michèle et l’enthousiasme de Jean au sujet de Pierre-Esprit Radisson m’ont amené à réfléchir sur le phénomène des changements d’allégeances au Québec. La tradition remonte loin dans le temps, Radisson le démontre amplement. La constance et la fidélité ne seraient- elles que de l’entêtement, un refus du changement?
Je ne veux pas ici parler de divorces, de défroquages ou d’adultères, là n’est pas mon propos et ces questions sont d’un autre ordre. Non je veux parler politique. Les fluctuations de Radisson viennent de la politique économique et sociale de son époque et de leur répercussion sur son intérêt personnel. Mutatis mutandis nos politiciens s’inscrivent dans la même ligne de pensée.
Maurice Duplessis, dans l’Union Nationale, avait recueilli nombre de libéraux et de conservateurs mécontents, il nous a gouvernés pendant 20 ans. Notre grand Trudeau, d’accord ou pas, est passé du NPD au parti Libéral car il affirmait qu’il fallait qu’il soit au pouvoir pour faire passer ses idées. Monsieur de LaPalisse n’eût pas dit mieux.
Mario Dumont s’était vu mettre au rancart les recommandations de son groupe allairiste, il claque la porte et fonde l’Action démocratique. Jean Charest se mue de ministre conservateur sous Mulroney, et candidat défait à la succession de ce dernier, en sauveur du parti Libéral du Québec et prend le pouvoir. Le même Mulroney voit un autre de ses ministres, Lucien Bouchard fonder le Bloc Québécois, pourtant social-démocrate donc pas très conservateur. Il est vrai qu’il s’est réincarné en lucide depuis quelque temps.
Même moi, mes sympathies vont au NPD…mais je vote libéral par désespoir; J’aime bien l’option sociale-démocrate du P.Q., (en reste-t-il encore des bribes?), mais pas la souveraineté; j’ai en horreur le conservatisme de l’ADQ…donc, là aussi, par défaut, je vote libéral. Je vote ainsi car, pour moi, en régime vraiment démocratique, l’abstention n’est pas une option valable. Sous Duplessis, l’abstention favorisait grandement le vote des cimetières.
Quelqu’un veut-il fonder un parti social-démocrate avec un programme raisonnablement crédible et proche des gens, loin de la dichotomie fédéraliste/souverainiste? Il aura mon vote.
Paul Costopoulos, mercredi, 10 mars 2010
Spititualité?
Et cum spiritu tuo !
Juillet 1946, les combats armés ont cessé, la Guerre Froide commence. J'ai 15 ans, au lac Gémont, tout est paix et beauté. La nuit s'est installée. Pas de lune ... mais des myriades d'étoiles. Cette lumière bleutée et diffuse nous révèle des formes jamais vues auparavant. Quatre ou cinq verchères, cinq ou six adolescents efflanqués à leur bord respectif, sont immobiles sur le miroir de l'eau. Seuls, les bois-pourrie rompent le silence, chacune de leur vocalise saluant la fin d'un ennuyeux moustique.
L'abbé Séguin, homme plein de ressources, avait connecté un phonographe portatif à des accumulateurs de voiture et nous avait amenés sur le lac pour un concert sous les étoiles: au programme, ce soir là, la symphonie Pastorale de Beethoven. La musique fusa soudain. Les bois-pourrie cessèrent de chasser. Pas un son, sauf la musique. Troisième mouvement, allegro, la flûte imite un oiseau. À proximité de nos chaloupes, un huard répond, dans le ton. Trois fois il reprend la note avec le musicien.
Sensiblerie adolescente, peut-être, à cet instant, le lac, les chaloupes, la musique, l'oiseau, les étoiles, mes compagnons, moi-même, tout ne formait qu'une seule entité et Dieu était là, souriant. Nous étions la nature et l'éternité, en totale communion. Doucement, la musique s'est éteinte et, en silence, nous sommes rentrés au quai. Ce soir-là, la prière du soir n'avait jamais été chantée avec autant de ferveur. Pas un mot ne fut échangé avant de nous endormir.
Paul Costopoulos, lundi 15 mars 2010
Extrait, adapté et corrigé d’un texte de juillet 1998. Original rédigé en anglais.
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