jeudi 18 mars 2010

Fidélité?

Transfuges et vire-capots


La présentation de Michèle et l’enthousiasme de Jean au sujet de Pierre-Esprit Radisson m’ont amené à réfléchir sur le phénomène des changements d’allégeances au Québec.  La tradition remonte loin dans le temps, Radisson le démontre amplement.  La constance et la fidélité ne seraient- elles que de l’entêtement, un refus du changement?
Je ne veux pas ici parler de divorces, de défroquages ou d’adultères, là n’est pas mon propos et ces questions sont d’un autre ordre.  Non je veux parler politique.  Les fluctuations de Radisson viennent de la politique économique et sociale de son époque et de leur répercussion sur son intérêt personnel.  Mutatis mutandis  nos politiciens s’inscrivent dans la même ligne de pensée.
Maurice Duplessis, dans l’Union Nationale, avait recueilli nombre de libéraux et de conservateurs mécontents, il nous a gouvernés pendant 20 ans.  Notre grand Trudeau, d’accord ou pas, est passé du NPD au parti Libéral car il affirmait qu’il fallait qu’il soit au pouvoir pour faire passer ses idées.  Monsieur de LaPalisse n’eût pas dit mieux.
Mario Dumont s’était vu mettre au rancart les recommandations de son groupe allairiste, il claque la porte et fonde l’Action démocratique.  Jean Charest se mue de ministre conservateur sous Mulroney,  et candidat défait à la succession de ce dernier,  en sauveur du parti Libéral du Québec  et prend le pouvoir.  Le même Mulroney voit un autre de ses ministres, Lucien Bouchard fonder le Bloc Québécois, pourtant social-démocrate donc  pas très conservateur.  Il est vrai qu’il s’est réincarné en lucide depuis quelque temps.
Même moi, mes sympathies vont au NPD…mais je vote libéral par désespoir; J’aime bien l’option sociale-démocrate du P.Q., (en reste-t-il encore des bribes?), mais pas la souveraineté;  j’ai en horreur le conservatisme de l’ADQ…donc, là aussi, par défaut, je vote libéral.   Je vote ainsi car, pour moi, en régime vraiment démocratique, l’abstention n’est pas une option valable.  Sous Duplessis, l’abstention favorisait grandement le vote des cimetières.
Quelqu’un veut-il fonder un parti social-démocrate avec un programme  raisonnablement crédible et proche des gens, loin de la dichotomie fédéraliste/souverainiste?  Il aura mon vote.
Paul  Costopoulos, mercredi, 10 mars 2010

Spititualité?

Et cum spiritu tuo !

Juillet 1946, les combats armés ont cessé, la Guerre Froide commence. J'ai 15 ans, au lac Gémont, tout est paix et beauté. La nuit s'est installée. Pas de lune ... mais des myriades d'étoiles. Cette lumière bleutée et diffuse nous révèle des formes jamais vues auparavant. Quatre ou cinq verchères, cinq ou six adolescents efflanqués à leur bord respectif, sont immobiles sur le miroir de l'eau. Seuls, les bois-pourrie rompent le silence, chacune de leur vocalise saluant la fin d'un ennuyeux moustique.
L'abbé Séguin, homme plein de ressources, avait connecté un phonographe portatif à des accumulateurs de voiture et nous avait amenés sur le lac pour un concert sous les étoiles: au programme, ce soir là, la symphonie Pastorale de Beethoven. La musique fusa soudain. Les bois-pourrie cessèrent de chasser. Pas un son, sauf la musique. Troisième mouvement, allegro, la flûte imite un oiseau. À proximité de nos chaloupes, un huard répond, dans le ton. Trois fois il reprend la note avec le musicien.
Sensiblerie adolescente, peut-être, à cet instant, le lac, les chaloupes, la musique, l'oiseau, les étoiles, mes compagnons, moi-même, tout ne formait qu'une seule entité et Dieu était là, souriant. Nous étions la nature et l'éternité, en totale communion. Doucement, la musique s'est éteinte et, en silence, nous sommes rentrés au quai. Ce soir-là, la prière du soir n'avait jamais été chantée avec autant de ferveur. Pas un mot ne fut échangé avant de nous endormir.
Paul Costopoulos, lundi 15 mars 2010
Extrait, adapté et corrigé d’un texte de juillet 1998.  Original rédigé en anglais.

lundi 8 mars 2010

True democrats.

So the Irakis despite bombs and death treaths voted at the 60%+ level.  We are lucky when we have 50% of registered voters exercizing their right, and all we have to do is go to a nearby voting booth.  What a lesson those guys are teaching us.  Maybe they deserve democracy more than we do.

lundi 1 mars 2010

Still alive and well

Lately I have been so busy wrting that I had no time for blogging, save to comment on other blogsites.  I have been churning out short texts for a French creative writing group that I attend at the McGill Institute for Learning in Retirement.  I have posted 6 of them on this blog, one, Maxville, I translated before posting it, the others are in their original format and language.
The session will be over in three weeks and will be able to resume being my usual annoying self.
BTW I was bold enough to post a 7th one on poor MoR's site...he is still pondering it.  It was on cosmogony and I figured it fit nicely in his current debate.

jeudi 11 février 2010

Satire politique

Just figured I'd have some fun, breaking sugar on the back of our municipal politicians.  One or two things may be impossible to translate automatically...sorry.
La transparence
Paul Costopoulos, mardi, 9 février 2010
Mme Ella Labine, nouvelle mairesse de St-Éloigné-de-la Grande-Plaine,  avait promis, si la population l’honorait de sa confiance, d’introduire la transparence dans les affaires municipales.  On ne savait trop la signification du mot, mais Mme Labine était pesante, à plus d’un titre, et on l’avait élu, par prudence.  Ce soir là, première réunion du nouveau conseil; tout le village, 80 âmes, sans compter les femmes et les enfants, y était.
Le chroniqueur municipal du journal local, La Commère Hebdo,  M. Geai  Lenezfourrépartout, s’était procuré un beau stylo tout neuf et un bloc-notes sans symboles politiques.  Par la porte arrière de la salle paroissiale, le conseil entra comme en procession, après tout la salle c’était aussi le lieu du culte et ils sortaient de la sacristie. 
Mme la mairesse prit la parole : «Mes chers concitoyens, comme vous le savez notre beau village connaît une situation dramatique.  Lors de la dernière squall[1], notre corde à virer le vent s’est rompue.  Vu la force des vents dans la région, de toute urgence, y faut la remplacer.  À souère on va regarder les soumissions, pis on va décider ensemble, icitte, devant vous autres.»  Là-dessus elle frappa de son maillet sur sa table pour faire taire les autres dans la salle.
Trois soumissions avaient été déposées.  La compagnie Un Brin de Folie, la firme Vire-à-l’Envers et  le Groupe J’Peux-Tout.   Si les deux premiers soumissionnaires étaient bien connus, le troisième, inconnu, suscitait la méfiance.  Des six conseillers, trois favorisaient Un brin de Folie et trois optaient pour Vire-à-l’Envers.  De part et d’autre, le financement de leurs campagnes, sans l’avouer publiquement,  pesait lourd dans la balance.
Après plusieurs votes nuls, Mme Labine toute débinée à l’idée de trancher par son vote, demanda : «C’est quoi  là le problème?»  Dans la salle, le père Jean Névudautres, leva la main.  On lui donna la parole : « Mame le maire, le problème, c’est la transparence.  C’est ben beau là vot’affaire, mais vous vouyez ben qu’ça mène à rien.  Demandez  don  un vote secret, les peureux pis les  quêteux auront pu peur pis on va aboutir, cré yé.»
Devant la sagesse, la profondeur de ces remarques et le respect dû au doyen de la paroisse,  Mme la mairesse demanda au greffier de préparer le vote.  Il consulta le code municipal, s’assura d’avoir les formulaires idoines… et l’on procéda.  Après dépouillement du scrutin, il se leva et annonça solennellement :
 «  Un Brin de Folie, une voix, Vire-à-l’Envers, une voix, J’Peux-Tout, quatre voix».
Un murmure parcourut la salle.  Mme la mairesse alloua le contrat à J’Peux-Tout et demanda s’il y avait un représentant de l’entreprise dans la salle?  Toutes les têtes se tournèrent.  À leur immense surprise, ils virent, tout souriant, se lever Yé Fu, le fils du buandier chinois du village.


[1] Squall: tempête de vent, terme marin.

dimanche 7 février 2010

About integration.

L’Importé

(Paul Costopoulos, mardi, 26 janvier 2010)
Les espoirs de 1945 étaient, pour la première fois, regroupés dans la salle d’étude d’Éléments-Syntaxe-Méthode.  Le supérieur du collège leur souhaitait la bienvenue soulignant leur chance d’avoir été choisis parmi les fils de la classe ouvrière pour appartenir aux élites de demain.  Fondé en 1933, le collège avait pour mission de donner accès aux fils de familles moins fortunées au cours classique  porte d’entrée privilégiée des hautes sphères intellectuelles, sociales, religieuses et politiques (le monde des affaires? Pas dans le portrait).
Étrennant ces bancs et les réchauffant pour les trois prochaines années, cent un garçons avaient hâte qu’il finisse pour aller explorer ce nouvel univers.  Tous, sauf trois, provenaient de familles supposément pure-laine.  Ces trois avaient une mère canadienne-française (c’est comme ça qu’on disait dans le temps) mais des pères immigrants syrien, ukrainien et grec.  Un quatrième ne s’en vantait pas mais son nom français cachait une mère américaine et une langue maternelle anglaise; il se fondait donc dans la masse.
Bientôt le racisme montra le bout de son nez.  Tout d’abord, on les ignora ces trois importés.  Puis des petites remarques du genre : « D’où tu viens? »  Plus subtile encore : « Quand tu retournes chez-vous? »  Un peu plus agressif : « Ton père vole les jobs de nos pères! »  Un jour, à la cafétéria, le grec demande qu’on lui passe le sucre, S.V.P., avec un air de dédain, son vis-à-vis, R.V., lui dit : « J’ai pas à passer le sucre à un maudit grec comme toé ».  Avec une agilité et une énergie qu’il s’ignorait, en une fraction de seconde, le 
« maudit grec » avait sauté par-dessus la table et tenait le pure-laine à la gorge.  Il fallut six paires de mains et un professeur pour lui faire lâcher la boule de laine affalée inconsciente sur le plancher.
Explications fournies, enquête complétée, R.V. eût une retenue de deux heures le jeudi suivant, le grec fut sérieusement averti de ne plus recommencer.  Il s’en suivit une trêve, mais pas la paix.  Les succès du grec faisaient grincer des dents et la place qu’il prenait dans les activités extracurriculaires portait ombrage à ceux qui se croyaient, du droit du premier occupant, seuls à devoir accéder aux responsabilités d’organisation.  Un jour, un de ses rares alliés l’avisa qu’un groupe se préparait à le mettre à sa place le mardi midi suivant.  Mardi et jeudi après-midi, congé, les gars s’attardaient souvent autour du collège.  Ce mardi matin, le grec remit au supérieur du collège une enveloppe cachetée.  Il mit le supérieur au courant de ce qui se préparait et lui demanda, s’il lui arrivait quelque chose d’ouvrir la lettre, sinon qu’il la détruise.
Ce midi-là, près de l’église St-Alphonse, le grec se trouva cerné par une quinzaine de gars, dont le syrien, sans se démonter il leur laissa savoir qu’une enveloppe contenant tous leurs noms étaient entre les mains du supérieur et il leur dit : « Maintenant faites ce que vous voudrez, moi, je ne bouge pas ».  À ce moment précis, un hasard?, un prof passa par là et demanda si tout allait bien.  Le groupe se dispersa aussitôt.  Pour le reste de son cours, le grec, s’il ne fut pas universellement aimé fut, à tout le moins, craint et respecté.

dimanche 24 janvier 2010

Climate change

So there have been some errors in the computer models predicting the evolution of climate change.  It will not be as swift as previously believed...but it will nevertheless be.  Of course the negationists are very happy and the believers are confused.  We are all suspended to the lips of a few pundits both pros and cons.  We are mesmerized by computer gimmicks that most of us can not understand and they have become our modern bible and oracles.
Empirical knowledge and life experience are no longer sufficient we have to be confirmed by a stupid machine that gives us back only what we put into it and, as many technicians often told me, garbage in, garbage out.  But, over my own life span, I have witnessed some changes: warmer winters, somewhat longer springs and autumns and cooler summers at times.  All in all mean temperatures are a bit higher ( by 1 or 1.5 degrees Celsius).  That is not said by a computer but by adding machines in meteorological observatories.
Canada's northern buildings and Inuit villages are sinking into the thawing permafrost, bangladesh is being washed away by melting glacier floodwaters, several Pacific Island countries are shrinking because of rising ocean levels or such as Vanuatu, I believe, surrounding themselves  with huge concrete platforms to maintain themselves above the sea,
But no, that is all propaganda from the green industries to garnish their coffers by selling to gullible folks and sink the petroleum industry.