mardi 2 novembre 2010

Recyclage


Voici un photo prise aujourd'hui à la station Berri-UQAM du métro de Montréal. La station est en pleine rénovation. Comme panneau mural temporaire, le contracteur a récupéré un vieux panneau indicateur. Devons nous creuser l'escalier? Veut-il nous envoyer aux Enfers? On s'amuse comme on peut, n'est-ce pas?
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samedi 23 octobre 2010

"Give peace a chance"

Shalom/Salam


D’Israël et de Palestine résonnent les détonations des kamikazes palestiniens et les missiles des avions israéliens. Nos média ne parlent de rien d’autre et pourtant… De part et d’autres on se targue de promouvoir la paix. « Si vis pacem, para bellum » pas « Si vis pacem, face bellum ». Tous se renvoient la balle (les balles?) à qui mieux mieux et blâment les autres, évidemment. Personne ne semble pouvoir vivre en paix avec l’autre.

Personne? Non! Contre vents et marées un petit groupe d’irréductibles (Mes excuses à Uderzo et à Goscinny) vivent en harmonie, à mi-chemin entre Jérusalem et Tel Aviv/Jaffa dans le petit village, 50 familles, de Néve Shalom/Wahat as-Salam. Fondé en 1966 par un frère dominicain d’origine juive, Bruno Hussar, sur des terres concédées par un monastère de pères Trappistes, le village est résolument multiculturel et œcuménique. Arabes -chrétiens et musulmans- et Juifs y vivent en toute égalité chacun observant ses coutumes et pratiques religieuses respectives.

On y trouve un centre spirituel pluraliste, une crèche, un jardin d’enfants et une école binationale ou bi-nationaux(?), une école pour la paix où l’on organise des programmes variés de rencontres entre Juifs et Palestiniens visant à promouvoir la connaissance, la compréhension et le dialogue entre les deux peuples.

On y trouve aussi une hôtellerie accueillant les individus et les groupes désireux de mieux connaître les buts de ce village ou les peuples résidents.

Le village a connu une notoriété extraordinaire le 22 juin dernier quand Roger Waters, le guitariste fondateur du groupe Pink Floyd, y a tenu son concert prévu pour Israël. Le concert devait avoir lieu à Tel Aviv, mais devant les protestations des groupes opposés à la politique israélienne en Palestine, Waters également opposé à ces politiques, demanda à son agent de trouver une autre venue pour son spectacle. Ce dernier dénicha le village de Néve Shalom/Wahat as-Salam et à la toute dernière minute tout fut installé à côté du monastère trappiste.

Plus de 50 000 personnes se déplacèrent pour le spectacle, à 104$C le billet, créant le plus gros bouchon de circulation dans l’histoire du pays.



Paul Costopoulos, vendredi, 22 octobre 2010



Sources : Haaretz.com, Canada.com, Yahoo finance, Reuters, Jerusalem Post, Zeenews.com, Oasis (http://nswas.org)

dimanche 17 octobre 2010

Farewell

Winter is just around the corner, but before going to sleep our trees bid us a colourfull farewell.  Under a cloudy sky the colours are less brilliant and I guess it fits the mood for the departure of summer and the transition to winter.




Another week or so and no leaves will be left save for picking up and sending to compost.  Our city sets aside four Mondays, the last two in October and the first two in November, when we can put our green residues in clear recyclable plastic bags to be picked up by our recycling trucks.  We usually have about 20 bags full of leaves.  Maybe a little less this year, our backyard neighbour has, last fall, cut down a huge apple tree that was not producing anymore...but leaves to shed mostly in our yard because most branches were overhanging our yard.
 
Already there is a leafy rug under the maple tree and it will get thicker until no more leaves are left up there.
Across the boulevard some trees are already barren as may be seen in the next picture.
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mercredi 6 octobre 2010

Jeu de mots

Autour de la Peur

Seule et transie la Peur devient bleue.  Elle veut du réconfort mais n’en  trouve aucune source.  Elle entend au loin des coups de marteau sur une enclume.  « Tiens, se dit-elle, enclume appelle forge et forge appelle chaleur et présence d’un frappeur, le forgeron.  Allons voir ».
À travers les vapeurs entourant la forme humaine elle reconnait Tor. 
-          Grand Tor, lui dit-elle, je suis seule et j’ai peur!  Je suis bleue d’effroi, peux-tu me réchauffer?
-          Ma foi, tu es bien jolie et tu joues le sapeur sur mes forces toutes concentrées sur mon désir pour toi.
-          Tu veux bien t’occuper de moi? Dit-elle, peureusement.
Tor s’approche de la petite apeurée et lui souffle doucement sur les doigts, sur la nuque, sur les joues.  Elle sent l’envahir une douce torpeur et devient très malléable entre les bras puissants du forgeron.  Tel  le trappeur, il tend ses rets et bientôt, à sa grande stupeur, Peur se sent toute ragaillardie et prête à toutes les aventures.
Il pourrait se muer en kidnappeur mais préfère adopter  un calme trompeur.
-          Écoute j’ai un goût féroce de redevenir campeur, veut m’accompagné?  Je suis assez bon auto-stoppeur, mon charme sans doute.
-          Où veux-tu aller?
-          Ma foi, les Rocheuses me plairaient; je suis assez bon grimpeur et je vois déjà un estampeur nous mettre en tableau à flanc de montagne.
-          Tu ne crains pas les coupeurs de gorge dans ces lieux sauvages?
-          Non, ils auront peur d’y venir.
Derechef, Tor et Peur prennent, sans peur, le chemin des Rocheuses…et de l’amour.

dimanche 3 octobre 2010

Buildup

Today the U.S. government has advised its citizens to avoid airports, train stations and underground transportation when traveling abroad because of terrorist threats.  It says U.S. interests and citizens are at severe risk of being attacked.
It sounds as if the terrorists are winning the war of nerves…unless said government is cleverly playing on fear to build up the case against Iran.   Iran, the rogue state developing nuclear power, maybe for weapons production, advocating the destruction of Israel and supporting terrorism in neighbouring Iraq and Afghanistan and, why not, elsewhere,  is a danger to world peace.
The military/industrial complex has been rattling sabres for a few years over Iran.  Cranking up fears through innuendos and travel advices would be a nice way to prepare the world to a pre-emptive strike à la W.M.D in Iraq.  Sinister echoes seem to reverberate here.

jeudi 30 septembre 2010

Entêtement

Une école pour Gémont





Le lac Gémont, dans les Laurentides entre Morin-Heights et Lac-des-Seize-Iles, aujourd’hui, est assez sauvage encore, imaginez-le autour de 1920.  Quelques colons courageusement déboisent, épierrent et tentent de cultiver les fameuses terres de roches de Claude-Henri Grignon (auteur bien connu au Québec).    Ils s’appellent Jean, Joseph, Baptiste.( Les noms sont faux, l'histoire est vraie et rappelle La Petite Poule d'Eau, de Gabrielle Roy).   Peu de ressources, beaucoup d’enfants; aller au village, Morin-Heights le plus proche, constitue une aventure héroïque.  Pas de chemin encore et, l’hiver, sans raquettes on ne va nulle part.
Les Baptiste, pourtant, s’en tirent mieux que les autres, le père est un bon bâtisseur et, bientôt, on fait appel à ses talents.  Il sait lire et compter, une rareté précieuse à l’époque.  Un beau jour, il descend au village à l’assemblée des commissaires d’école.  Sa demande est accueillie assez froidement, il habite trop loin et il faut un minimum de 9 enfants pour ouvrir une école; qu’il les trouve et l’on verra…mais on ne promet rien.
Notre homme remonte à cheval et rentre dans ses terres.  Il a 5 enfants en âge scolaire, ses voisins en ont bien 7 ou 8 autres…mais les voisins ne voient pas à quoi ça servirait de les envoyer à l’école d’autant qu’ils en ont besoin pour travailler la terre.  Joseph se dit qu’il l’aura son école dût-il la remplir de petits Joseph.
Quelques années plus tard, ses plus vieux, sa femme et lui leur ont appris ce qu’ils savaient, et 4 autres petits Joseph sont prêts.  Le bonhomme redescend au village avec sa bande et, à la stupéfaction générale, déclare : « Vous avez vos 9 élèves, je veux mon école ».  On consent à fournir l’institutrice, mais il devra fournir l’école, la chauffer et loger et nourrir la maîtresse.
Marché conclu et les 9 entrent à la nouvelle école construite sur les terres des Joseph.  La dernière institutrice fut une Joseph qui devint, par la suite, religieuse.  Le dernier Joseph ayant terminé sa 7ième année, l’école, faute d’élève, fut fermée au début des années 40 si je ne m’abuse.  Lors du développement du tourisme, les jeunes Joseph la convertirent en chalet d’été construit par Joseph Construction, entrepreneur général.
On peut encore voir l'école-chalet à l'emplacement de l'ancienne ferme, mais s'il reste encore 4 Joseph dans les environs, on n'en trouve aucun sur l'ancien domaine.  Cependant, là où se situait la maison des Jean, on trouve un Jean Construction limitée...faut croire qu'ils ont compris.

















dimanche 12 septembre 2010

9/11

Some blogger friends were very close to the Pentagon on that sombre day.  We were then living in Val-David, 90 kilometres   north -west of Montreal, and finishing our breakfast.  We are not morning TV persons.  Around 9:40, our phone began ringing- “Is your TV on?” asked an excited voice, “if not turn it on, I’ll call back later, bye!”  What we saw kept us there most of the day.
Other friends called to ask if we had heard from John whose son worked in one of the Towers.  We called John in Montreal, he was unable to reach his daughter-in-law,   (they lived near the Towers), and worried like hell.  Later that day he called us to say his daughter-in-law had called and his son was safe at a conference in Vienna.
This is how close we were.  Save for a few overexcited fanatics around Ousama bin Laden, an out of control C.I.A. creation to fight the Russians, no one anywhere were not sympathizing with the U.S. and its citizens. 
I wonder what is now more distressing: the event itself or the aftermaths, the divisions, the accusations, all those plot theories about inside jobs, Mossad, the White House wishing to create an incident to invade Afghanistan and all the mud slinging that ensued.
And now the Islamic Community Center and that illuminated Floridian, who needs that?   I am not a U.S. foe but not an unconditional fan either; still I grieve for all those sincere, civilized and caring U.Sers who have to endure the senseless imperialists and “nation builders” (colonialists) among them and pay for their folies.